Il est révolu le temps où les affaires et les questions de politique ne se mêlaient pas ensemble, estiment Roger Martin, ancien doyen de la Rotman School of Management et Martin Reeves, président du BCG Henderson Institute de la firme Boston Consulting Group. Presque tout ce qui concerne les affaires aujourd’hui est aussi politique, en ce sens qu’il faut tenir compte d’un large éventail de questions éthiques, sociales et environnementales, écrivent-ils dans un texte publié par le magazine Harvard Business Review.

Les décisions purement d’affaires ou économiques peuvent maintenant facilement se compliquer par la politique. Alors que les employés cherchent de plus en plus à exprimer leur identité et leurs croyances au travail, ils s’attendent du même coup à ce que leurs entreprises soutiennent les problèmes qui leur sont chers. Et ce, dans un monde où les opinions sont plus diverses et divisées.

Pour adopter les meilleurs choix stratégiques dans ce nouvel environnement, les dirigeants devront notamment élaborer des principes solides, suggèrent-ils. Avoir des principes bien établis et convenus peut aider à minimiser la politisation excessive et la polarisation émotionnelle des discussions au sein d’une entreprise, font valoir les auteurs du texte.

Pour développer de tels principes, la première étape consiste à bien comprendre les questions sociales et politiques importantes pour l’entreprise. La deuxième étape vise à déterminer où et comment ces problèmes pourraient toucher l’entreprise et les choix que cela implique. Enfin, les dirigeants doivent entendre et comprendre les opinions de leurs employés sur ces différentes questions.