« Entre le 1er janvier et le 15 août de cette année, au moins 2439 personnes ont été tuées et 902 autres blessées », a déclaré à Genève la porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, Ravina Shamdasani.
En réponse à la violence persistante des gangs et à l’insécurité généralisée, il y a eu une augmentation des mouvements de « justice populaire » ou des groupes d’autodéfense.
« Depuis le 24 avril jusqu’à la mi-août, plus de 350 personnes ont été lynchées par la population locale et des groupes d’autodéfense. Parmi les personnes tuées figurent 310 membres présumés de gangs, 46 membres du public et un policier », a souligné Mme Shamdasani.
Face à la vague de violences, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk a demandé que des mesures soient prises d’urgence, dans la foulée de l’appel du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres en faveur d’une force multinationale non onusienne pour épauler la police haïtienne.
« Les droits humains du peuple haïtien doivent être protégés et ses souffrances atténuées », a souligné M. Türk, qui s’est rendu dans le pays en février.
Le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme est « glaçant », a souligné vendredi devant la presse Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.