e premier ministre Justin Trudeau encourage la communauté internationale à cibler la classe politique haïtienne avant qu’une crise des gangs criminels ne déstabilise davantage les Caraïbes.
Pendant ce temps, les dirigeants de la région font pression pour accroître les investissements privés canadiens dans les Antilles.
M. Trudeau a déclaré jeudi aux journalistes qu’« à l’heure actuelle, il n’y avait même pas de consensus au sein de la classe politique haïtienne sur la question de savoir si quelqu’un devrait intervenir ou non pour empêcher les gens d’être tués, assassinés et violés ».
Le premier ministre s’exprimait à la clôture d’un sommet de deux jours à Ottawa des dirigeants des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) pour discuter de la coopération canadienne dans cette région.
M. Trudeau avait invité les membres du CARICOM à Ottawa pour discuter de divers sujets, notamment le changement climatique et la réforme des institutions financières mondiales.
Mais c’est la crise en Haïti qui a dominé ce sommet, alors que le Canada appelle depuis un an à la fin des violences, des agressions sexuelles et de la crise alimentaire dans ce pays, où le mandat de tous les élus est maintenant expiré.
Le Kenya s’apprête à diriger une intervention militaire, approuvée ce mois-ci par le Conseil de sécurité des Nations unies, pour mettre fin à la violence des gangs criminels, qui règnent sans foi ni loi dans les rues d’Haïti. Les responsables canadiens affirment que la Gendarmerie royale du Canada enverra probablement des policiers, tandis que le pays s’efforce d’aider Haïti à maintenir une stabilité après la fin de cette intervention.