Le ministre canadien de la Défense, Bill Blair, a critiqué vendredi la deuxième interception « considérablement dangereuse » d’avions de combat chinois en deux semaines d’avions canadiens patrouillant dans le Pacifique.
Blair a déclaré lors d’une conférence de presse qu’un avion de chasse chinois avait volé à deux reprises le 29 octobre près d’un hélicoptère cyclone canadien près des îles Paracel, dans la mer de Chine Méridionale, et lors du deuxième survol, il avait tiré des fusées éclairantes « directement devant » l’hélicoptère.
Il y avait « peu de séparation » entre l’avion de chasse et l’hélicoptère, a-t-il dit.
« Les actions de l’avion de combat de la République populaire de Chine ont été jugées très dangereuses, et nous exprimerons nos préoccupations à ce sujet à la République populaire de Chine. »
L’hélicoptère et le NCSM Ottawa se trouvaient en mer de Chine Méridionale dans le cadre des traversées de la « liberté de navigation » des États-Unis et des alliés pour renforcer le statut du corps en tant que voie navigable internationale.
Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, par laquelle transitent chaque année des milliards de dollars d’échanges commerciaux, et a ignoré une décision de justice internationale selon laquelle son affirmation n’a aucune base légale.
L’affirmation de la Chine en mer de Chine méridionale via le déploiement de centaines de navires et d’avions dans la région, qui a conduit à de récents affrontements avec des navires philippins et vietnamiens, est devenue une préoccupation croissante pour Washington et ses alliés régionaux.
Washington a récemment accusé Pékin d’orchestrer une campagne « concertée » de manœuvres dangereuses et provocatrices de l’armée de l’air contre des avions militaires américains volant dans l’espace aérien international de la région, avertissant que de telles mesures pourraient déclencher par inadvertance un conflit entre les deux puissances.
À la mi-octobre, des avions de combat chinois ont également bourdonné un avion de patrouille maritime Aurora canadien aidant à appliquer les sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies contre la Corée du Nord en réponse à ses essais d’armes nucléaires et à ses lancements de missiles balistiques.
Blair avait qualifié ces dernières actions de l’armée de l’air chinoise — s’approchant à moins de 5 mètres (15 pieds) de l’avion canadien — de « dangereuses et imprudentes ». »
Pékin a riposté, accusant l’avion Aurora d’avoir « pénétré illégalement dans l’espace aérien » de l’île de Chiwei, qui se trouve dans les îles Senkaku administrées par le Japon, revendiquées par la Chine.