L’ONU espère que la force multinationale en Haïti, qui doit aider la police locale à juguler la violence « absolue » des gangs, arrivera « au courant du premier trimestre 2024 ».
Elle devrait compter de 2.500 à 2.600 membres, dont 1.000 Kenyans, mais les effectifs totaux et la composition de la force, soutenue par les États-Unis, ne sont pas définitivement fixés, a rappelé Mme Richardson.
Ce petit État caribéen est en proie à la violence des gangs qui contrôlent 80% de sa capitale Port-au-Prince et le nombre des crimes graves a atteint des records.
« Haïti est confronté à une situation de violence brutale et absolue », a résumé l’envoyée de l’ONU, évoquant les quelque 8.000 meurtres, lynchages, kidnappings et viols dans ce pays -le plus pauvre de la région- depuis le début de 2023.
Le déploiement de la force reste suspendu à une décision de la Haute cour de Nairobi qui examine un recours déposé par un opposant. Selon un juge, Enock Mwita, la Haute cour doit se prononcer le 26 janvier 2024.
En attendant, Mme Richardson a expliqué que les Kenyans se préparaient intensivement à la future mission, qui ne dépend pas de l’ONU.
Ainsi, une délégation kenyane s’est déjà rendue en Haïti pour y préparer son déploiement et est demandeuse d’un maximum d’informations, a encore noté Mme Richardson.
De nombreuses discussions ont eu lieu entre l’ONU et le Kenya pour mettre en place cette force dont l’action s’annonce très difficile.