La capitale haïtienne, un mois et demi après des attaques coordonnées des gangs armés, est « une prison à ciel ouvert, une ville complètement enclavée », dans un pays où « il n’y a plus de gouvernement, plus d’État », s’effraie Sarah Chateau, responsable du programme Haïti pour Médecins sans frontières (MSF).

Les 3 millions d’habitants de Port-au-Prince et sa périphérie sont « pris au piège », « avec des tirs en permanence », poursuit-elle.

Les plus grands port et aéroport du pays sont empêchés de fonctionner, bloquant tout ravitaillement. Les routes permettant d’entrer ou de sortir de la ville sont tenues par les mêmes groupes violents.