Soutenue par l’ONU et les États-Unis, la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) menée par le Kenya a commencé à se déployer cet été avec pour l’instant un peu plus de 400 hommes arrivés dans le pays des Caraïbes miné par les violences des gangs, l’instabilité politique et une grave crise humanitaire.
Haïti connaît « des niveaux records de violence des gangs », avec entre janvier en juin 2024, plus de 3600 homicides et plus de 1100 enlèvements recensés, constate dans son rapport annuel les experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Pour protéger leur territoire, les gangs « creusent des tranchées et érigent des barricades », « utilisent des éclaireurs et des drones pour suivre les mouvements de la police », « placent des bonbonnes de gaz et préparent des cocktails Molotov » et stockent armes et munitions qu’ils filment pour « intimider » les autorités.