Plus de 40 000 personnes ont été déplacées en 10 jours dans la capitale haïtienne en raison d’une nouvelle flambée de violences des gangs, a indiqué lundi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), décrivant la pire vague de déplacements depuis deux ans.

Entre le 11 et le 20 novembre, 40 965 personnes ont été déplacées dans la métropole de Port-au-Prince en raison de ces violences et certaines ont été obligées de fuir pour la deuxième, voire la troisième fois, a précisé l’agence onusienne.

Les violences sexuelles sur les femmes sont en train de se « généraliser » en Haïti, et l’accès aux soins se raréfie, sur fond de flambée des attaques des gangs armés sur la population civile, dénonce lundi Human Rights Watch.

Selon l’ONG, 4000 femmes, adultes et mineures, ont rapporté avoir subi des violences sexuelles entre janvier et octobre. Le nombre de cas dans lesquels les enfants sont victimes a augmenté de 1000 % par rapport à la même période en 2023, ajoute-t-elle, citant des chiffres de l’ONU.