D’après cette dernière, l’incendie n’a pas fait de victime, mais a détruit les quatre salles d’opération, le laboratoire, les deux numériseurs et les bureaux de l’administration de l’hôpital Bernard Mevs.
Les assaillants sont des membres de gangs appartenant à la coalition « Viv ansanm » (« vivre ensemble ») qui ont utilisé des cocktails Molotov pour mettre le feu à l’établissement.
« C’est tout un symbole qui est parti en fumée », a déploré la même source, soulignant que l’impact de cette attaque sur l’offre médicale dans la capitale sera considérable.
Cet établissement privé, connu pour disposer des technologies d’imagerie médicale parmi les plus performantes du pays, joue un rôle clé dans le secteur médical à Haïti, pays pauvre des Caraïbes confronté à la violence endémique de gangs armés et à l’instabilité politique.
Grâce à un partenariat avec l’État, les policiers s’y font soigner. L’hôpital accueille notamment des étudiants en médecine de tout le pays et offre des soins à toutes les catégories de la population sans distinction.