Selon un récent rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer gravement. Entre janvier et mai 2025, les violences perpétrées par les gangs armés ont causé la mort de centaines de personnes, parmi lesquelles 54 enfants ont été dûment identifiés. Le bilan réel pourrait être encore plus lourd, les chiffres étant souvent sous-estimés en raison du processus rigoureux de vérification.

Le rapport recense également au moins 957 blessés et 316 personnes enlevées contre rançon, révélant l’ampleur de la terreur que subissent quotidiennement les citoyens haïtiens. Le Haut-Commissariat alerte aussi sur la montée inquiétante des violences sexuelles et du recrutement forcé d’enfants dans les gangs, une situation qui viole gravement les droits humains les plus fondamentaux.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, fait face à une spirale de violence sans précédent. L’emprise des groupes armés sur de vastes zones du territoire s’est accentuée, profitant du vide institutionnel et de l’instabilité politique persistante.

Malgré les appels répétés à l’aide internationale et les promesses de soutien, les populations continuent d’être abandonnées à leur sort. La communauté internationale est interpellée une fois de plus : combien de temps encore faudra-t-il pour passer des discours à l’action concrète afin de protéger les plus vulnérables ?