Lors d’un sommet international récemment tenu, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exprimé un appui clair à la cause haïtienne. Dès son allocution, il a évoqué la nécessité pour Haïti d’obtenir réparation pour la fameuse « rançon de l’indépendance » versée à la France au XIXe siècle, qualifiant cette dette historique d’injuste et insoutenable.

Sur le plan du développement, Lula s’est engagé à mobiliser la communauté internationale autour d’un véritable plan national pour Haïti, à même de sortir le pays de son cycle chronique de crise. Il a également annoncé une initiative concrète : la formation, par le Brésil, de 400 agents de la Police nationale d’Haïti, pour appuyer la lutte contre l’insécurité.

Le président brésilien a par ailleurs insisté sur l’importance d’un renforcement des moyens alloués à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), estimant que les efforts actuels de la communauté internationale demeurent insuffisants pour stabiliser durablement le pays.

En parallèle, la Banque interaméricaine de développement (BID) a promis une enveloppe de 290 millions de dollars, destinée à financer des projets dans les secteurs prioritaires de la santé, de l’éducation et des nouvelles technologies.

Fritz Alphonse Jean, président du Conseil présidentiel de transition, a salué cette solidarité, tout en reconnaissant les défis d’une telle mobilisation dans un contexte de crise complexe.

Cependant, au-delà des belles paroles et promesses, une question demeure : ces engagements se traduiront-ils rapidement en actions concrètes ? Car l’histoire récente d’Haïti est remplie de promesses non tenues.