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Le Brésil et ses Alliés Multilatéraux Promettent un Soutien Renforcé à Haïti

Lors d’un sommet international récemment tenu, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exprimé un appui clair à la cause haïtienne. Dès son allocution, il a évoqué la nécessité pour Haïti d’obtenir réparation pour la fameuse « rançon de l’indépendance » versée à la France au XIXe siècle, qualifiant cette dette historique d’injuste et insoutenable.
Sur le plan du développement, Lula s’est engagé à mobiliser la communauté internationale autour d’un véritable plan national pour Haïti, à même de sortir le pays de son cycle chronique de crise. Il a également annoncé une initiative concrète : la formation, par le Brésil, de 400 agents de la Police nationale d’Haïti, pour appuyer la lutte contre l’insécurité.
Le président brésilien a par ailleurs insisté sur l’importance d’un renforcement des moyens alloués à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), estimant que les efforts actuels de la communauté internationale demeurent insuffisants pour stabiliser durablement le pays.
En parallèle, la Banque interaméricaine de développement (BID) a promis une enveloppe de 290 millions de dollars, destinée à financer des projets dans les secteurs prioritaires de la santé, de l’éducation et des nouvelles technologies.
Fritz Alphonse Jean, président du Conseil présidentiel de transition, a salué cette solidarité, tout en reconnaissant les défis d’une telle mobilisation dans un contexte de crise complexe.
Cependant, au-delà des belles paroles et promesses, une question demeure : ces engagements se traduiront-ils rapidement en actions concrètes ? Car l’histoire récente d’Haïti est remplie de promesses non tenues.
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Haïti : Les violences des gangs atteignent un nouveau seuil d’horreur

Selon un récent rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer gravement. Entre janvier et mai 2025, les violences perpétrées par les gangs armés ont causé la mort de centaines de personnes, parmi lesquelles 54 enfants ont été dûment identifiés. Le bilan réel pourrait être encore plus lourd, les chiffres étant souvent sous-estimés en raison du processus rigoureux de vérification.
Le rapport recense également au moins 957 blessés et 316 personnes enlevées contre rançon, révélant l’ampleur de la terreur que subissent quotidiennement les citoyens haïtiens. Le Haut-Commissariat alerte aussi sur la montée inquiétante des violences sexuelles et du recrutement forcé d’enfants dans les gangs, une situation qui viole gravement les droits humains les plus fondamentaux.
Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, fait face à une spirale de violence sans précédent. L’emprise des groupes armés sur de vastes zones du territoire s’est accentuée, profitant du vide institutionnel et de l’instabilité politique persistante.
Malgré les appels répétés à l’aide internationale et les promesses de soutien, les populations continuent d’être abandonnées à leur sort. La communauté internationale est interpellée une fois de plus : combien de temps encore faudra-t-il pour passer des discours à l’action concrète afin de protéger les plus vulnérables ?
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Haïti : colère après l’invasion de Mirebalais par des gangs

La population haïtienne est en colère après l’invasion de Mirebalais par des bandits armés, sans aucune résistance des forces de l’ordre. Malgré les avertissements des criminels, aucune mesure n’a été prise par le Conseil présidentiel de transition (CPT) et les autorités sécuritaires.
Selon des témoins, la police n’est pas intervenue, invoquant l’absence d’ordres, laissant les gangs semer la terreur. Plus de 530 prisonniers se sont évadés sous l’assaut, aggravant la crise sécuritaire.
Les citoyens exigent des actions immédiates ou la démission des autorités, dénonçant leur incapacité à protéger la population.
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Natcom équipe le Lycée Dumarsais Estimé d’un laboratoire informatique

Le Lycée Dumarsais Estimé, situé à Hinche, franchit une nouvelle étape vers la modernisation avec l’inauguration officielle de son tout nouveau laboratoire informatique, offert par la National Telecom S.A. (Natcom). La cérémonie, tenue le jeudi 27 mars 2025, a marqué un moment décisif pour l’établissement, qui bénéficie désormais d’un accès direct aux technologies de l’information et de la communication.
Le laboratoire comprend un ensemble complet de 25 ordinateurs, accompagnés de bureaux et de chaises, permettant ainsi aux élèves et aux enseignants de mener des recherches et d’améliorer leur apprentissage. En plus de cet équipement, la Natcom connecte gratuitement le laboratoire à son réseau haut débit, reconnu comme le plus performant en Haïti, pour une durée de 36 mois. Une initiative qui ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes apprenants, leur offrant l’opportunité d’interagir avec le monde numérique.
Ce projet, dont le coût s’élève à 125 000 dollars, s’inscrit dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre la Natcom et le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Cet accord vise à doter une vingtaine d’écoles publiques à travers le pays de laboratoires informatiques modernes. À ce jour, 14 établissements scolaires en ont déjà bénéficié, notamment :
- Lycée Horatius Laventure (mars 2022)
- Lycée National de Kenscoff (avril 2022)
- Lycée Bicentenaire des Gonaïves (juin 2022)
- Lycée Toussaint Louverture de Breda (juillet 2022)
- Lycée national de Mirebalais (janvier 2023)
- Lycée Bicentenaire de Saint-Marc (février 2023)
- Lycée Jean-Jacques Dessalines, Nord (mars 2023)
- Lycée des Jeunes Filles de Jérémie (juin 2023)
- Lycée Saint-Luc de Jérémie (septembre 2023)
- Lycée Claudy Museau (décembre 2023 et janvier 2024)
- Efacap Michel Lazarre (juillet 2024)
- Lycée Capois-La-Mort (juillet 2024)
- Lycée Dumarsais Estimé (mars 2025)
Avec cette nouvelle inauguration, il reste encore six laboratoires à livrer dans les mois à venir.
Le directeur du lycée, M. Rales Pierre, a chaleureusement remercié la Natcom pour cet investissement majeur dans l’éducation haïtienne. Il a souligné l’importance de ce laboratoire pour les élèves et les enseignants et a promis une gestion efficace des équipements. « L’éducation est le pilier d’une société qui veut progresser. Nous saluons cette initiative et encourageons la Natcom à poursuivre son engagement pour le développement du pays », a-t-il déclaré.
En mettant la technologie au service de l’éducation, la Natcom joue un rôle clé dans la formation des générations futures, leur offrant les outils nécessaires pour bâtir un avenir prometteur.
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Tension en Haïti : Des bandits armés en route vers Mirbalais

Mirbalais, 31 mars 2025 – La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer. Ce lundi, un groupe de bandits armés s’est dirigé vers Mirbalais, après avoir semé la terreur sur leur passage. En quittant Croix-des-Bouquets pour Fond-Diable, ils ont attaqué plusieurs infrastructures, notamment le sous-commissariat de Terre-Rouge, qu’ils ont en partie détruit.
Selon les témoins, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été constatée lors de ces attaques, laissant la population dans une angoisse totale. Actuellement en route vers Mirbalais, ces gangs pourraient tenter de prendre possession de l’hôpital de la zone, une infrastructure cruciale pour les habitants.
Des appels à l’aide ont été lancés aux autorités locales et nationales afin d’empêcher une nouvelle escalade de la violence. Cependant, la population reste inquiète face à l’inaction des forces de sécurité et l’absence d’une réponse rapide.
Cet événement s’inscrit dans un climat de plus en plus instable, où les gangs armés étendent leur influence sur plusieurs régions du pays, accentuant l’insécurité et la détresse des citoyens. Les habitants de Mirbalais retiennent leur souffle en espérant une intervention avant qu’il ne soit trop tard.
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L’Amérique latine et les Caraïbes pâtissent des conditions météorologiques extrêmes et des effets du climat

Selon le rapport 2024 sur l’état du climat en Amérique latine et dans les Caraïbes, que vient de publier l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la raréfaction des glaciers, les ouragans et feux de forêt records, les sécheresses écrasantes et les inondations meurtrières ont détérioré la situation socio-économique de l’Amérique latine et des Caraïbes en 2024 et causé de graves dommages, qui ont perduré longtemps après que les journaux n’en fassent plus leurs gros titres.
Ce nouveau rapport de l’OMM met en évidence les répercussions de plus en plus graves des extrêmes météorologiques, climatiques et hydrologiques sur les individus, les moyens de subsistance et les chaînes d’approvisionnement alimentaire dans une région déjà touchée par la pauvreté et l’insécurité.
«En 2024, les effets du temps et du climat se sont répercutés des Andes à l’Amazonie, des villes surpeuplées aux localités côtières, provoquant des perturbations économiques et environnementales majeures. La sécheresse et la chaleur extrême ont alimenté des feux de forêt dévastateurs. Des précipitations exceptionnelles ont provoqué des inondations sans précédent, et jamais un ouragan de catégorie 5 ne s’était formé aussi tôt dans la saison», a déclaré la Secrétaire générale de l’OMM, Mme Celeste Saulo.
L’année 2024 occupe la première ou la deuxième place des années les plus chaudes jamais enregistrées, selon le jeu de données utilisé. Les glaciers sont des victimes très visibles de la hausse des températures. Avec la disparition du glacier Humboldt, son dernier glacier, la République bolivarienne du Venezuela est devenue le deuxième pays au monde à perdre tous ses glaciers.
«Toutefois, il y a des lueurs d’espoir. Les alertes précoces et les services climatologiques des Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) sauvent des vies et améliorent la résilience dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes. Les travaux de la communauté de l’OMM et de l’ensemble de ses partenaires sont plus importants que jamais face aux défis à relever et aux opportunités à saisir», a poursuivi Mme Saulo.
Le rôle grandissant des énergies renouvelables, qui représentent près de 69 % du bouquet énergétique de la région, est un autre point positif de ce rapport plutôt sombre. Par rapport à 2023, l’énergie solaire et l’énergie éolienne ont connu une augmentation remarquable de 30 % en termes de capacité et de production.
En collaboration avec des partenaires nationaux et régionaux, l’OMM renforce la capacité des SMHN de soutenir le développement et l’intégration des énergies renouvelables grâce à des prévisions du vent fondées sur l’intelligence artificielle, à des atlas solaires et éoliens et à des services climatologiques connexes.
L’édition 2024 du rapport sur l’état du climat en Amérique latine et dans les Caraïbes a été publiée lors d’une session du Conseil régional IV de l’OMM tenue en El Salvador, afin d’éclairer les décisions relatives à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation à ses conséquences et à la gestion des risques au niveau régional.
Accompagné d’une présentation interactive en images et d’un tableau de bord des phénomènes extrêmes, ce rapport complète le rapport phare de l’OMM sur l’état du climat mondial, publié le 19 mars dernier.
Le rapport sur l’état du climat en Amérique latine et dans les Caraïbes intègre les contributions de SMHN, d’organismes du système des Nations Unies, de partenaires régionaux, d’instituts universitaires et de recherche ainsi que de divers experts.
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Le tourisme médical s’installe dans les Caraïbes
Médico Express, un centre de soins ambulatoires situé à Saint-Domingue, est devenu le premier établissement de santé en République dominicaine et dans les Caraïbes à obtenir la Certification d’Excellence en Expérience Patient pour le Voyage Médical, décernée par Global Healthcare Accreditation (GHA).
Cette certification atteste que le département international et les services de Médico Express répondent à des normes rigoureuses en matière de sécurité des patients, de compétence culturelle, de communication et de transparence.
Le Dr Alejandro Cambiaso, président exécutif de Médico Express, a souligné que cette reconnaissance renforce la confiance dans le tourisme de santé et de bien-être en République dominicaine, offrant aux patients locaux et internationaux un accès à des services médicaux de classe mondiale dans un environnement sûr et compétitif.
Le tourisme médical est devenu un pilier stratégique de l’économie dominicaine, attirant des investissements étrangers, générant des emplois et favorisant la croissance du secteur de la santé. Selon le Medical Tourism Index, la République dominicaine se classe au 19ᵉ rang mondial, au 2ᵉ en Amérique latine et au 1ᵉʳ dans les Caraïbes pour le tourisme de santé.
D’autres pays se distinguent également dans le domaine du tourisme médical. La Thaïlande est reconnue pour ses services médicaux avancés en orthopédie, oncologie et chirurgie plastique, avec des coûts souvent 50 à 80 % inférieurs à ceux des États-Unis ou de l’Europe. La Turquie attire des patients pour des interventions en chirurgie esthétique et en dentisterie, offrant des prestations tout compris et des temps d’attente réduits. L’Inde est prisée pour ses tarifs compétitifs et son excellence en chirurgie cardiaque et orthopédique.
La Tunisie, quant à elle, s’est imposée comme une destination de choix pour la chirurgie esthétique, attirant des patients européens en quête de soins de qualité à des prix abordables.
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Un séisme de magnitude 7,6 secoue les Caraïbes

Le séisme a frappé à 18 h 23, heure locale, au milieu de la mer et avait une profondeur de 10 kilomètres, a indiqué l’USGS. Son épicentre était situé à 209 kilomètres au sud-sud-ouest de George Town, dans les îles Caïmans.
Le Centre national d’alerte aux tsunamis des États-Unis a déclaré qu’il n’y avait pas d’alerte au tsunami pour le continent américain, mais a diffusé un avis de tsunami pour Porto Rico et les îles Vierges américaines, qui a été annulé par la suite.
La sonnerie d’alarme dans la région nord-ouest de Porto Rico a poussé les gens à quitter les zones côtières et a provoqué une circulation dense, selon des médias locaux.
L’agence de gestion des catastrophes des îles Caïmans a exhorté les habitants situés près de la côte à se déplacer vers l’intérieur des terres et vers des terrains plus élevés. Des vagues de 0,3 à 1 mètre de hauteur étaient attendues. Le gouvernement des îles Caïmans a ensuite publié un avis de fin d’alerte sur sa page Facebook.
La gouverneure de Porto Rico, Jenniffer González Colón, a affirmé dans un communiqué qu’elle était en contact avec les agences d’urgence après l’avis de tsunami, mais n’a recommandé à personne de quitter la côte.
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L’OPS appelle les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à améliorer l’accès aux médicaments et fournitures essentiels contre le cancer

À la veille de la Journée mondiale contre le cancer (4 février), l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) exhorte les gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes à donner la priorité à l’accès aux médicaments, fournitures et équipements essentiels contre le cancer. Le cancer reste l’une des principales causes de décès dans la région des Amériques, entraînant la mort de plus de 1,4 million de personnes et plus de 4 millions de nouveaux cas par an.
Le Dr Jarbas Barbosa, directeur de l’OPS, a souligné la nécessité d’améliorer l’accès aux traitements. « Nous devons travailler à un avenir où personne ne sera privé des soins anticancéreux dont il a besoin pour survivre », a-t-il déclaré. « L’amélioration de l’accès équitable à ces traitements est essentielle pour obtenir de meilleurs résultats et une meilleure qualité de vie.»
Bien que des progrès aient été réalisés, plusieurs obstacles subsistent, notamment des coûts élevés, des systèmes d’approvisionnement inefficaces et des réseaux de distribution limités. Pour relever ces défis, il faut adopter une approche globale, notamment en mettant à jour les protocoles de traitement et en regroupant les achats afin d’améliorer la prévisibilité et de remédier au prix élevé des médicaments anticancéreux.
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L’AMA souligne les progrès des Caraïbes

Witold Banka distribue les bons points. Les Caraïbes en ont récupéré un lors de la visite du président de l’Agence mondiale antidopage (AMA) aux îles Caïman, qui a permis de faire un état des lieux de la lutte antidopage dans la région. Pour la première fois, tous les pays caribéens ont collecté des échantillons pour contrôles auprès des athlètes en 2024. « Les pays des Caraïbes ont fait de grands progrès dans la mise en place de programmes antidopage efficaces pour protéger l’intégrité de ces performances, applaudit Witold Banka. J’invite ces nations à partager leurs idées de manière proactive lors de la réunion du Conseil du sport des Amériques (CADE) qui se tiendra à Montego Bay, en Jamaïque, au mois d’avril. Le forum pan-continental offre une occasion importante de partager les meilleures pratiques et de collaborer avec des pairs de la région. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons continuer à garantir que le système antidopage est solide et protège les valeurs du sport sans dopage. Nous avons tous à apprendre les uns des autres. » Isaac Rankine, ministre de la Jeunesse, des Sports et du Patrimoine des îles Caïman, a dressé un bilan tout aussi positif : « C’est avec plaisir que nous avons accueilli l’Agence mondiale antidopage aux îles Caïmans pour la première fois. Les discussions qui ont eu lieu cette semaine nous ont tous encouragés à faire en sorte que les sportifs des Caraïbes et du monde entier concourent sur un pied d’égalité. » Quatre organisations nationales antidopage – Namibie, Panama, Samoa, Sénégal – ont par ailleurs été retirées de la liste de surveillance de l’AMA après avoir corrigé leur non-conformité avec le Code mondial antidopage.