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Haïti Quelque 40 000 déplacés dans la capitale en 10 jours, selon l’ONU

Plus de 40 000 personnes ont été déplacées en 10 jours dans la capitale haïtienne en raison d’une nouvelle flambée de violences des gangs, a indiqué lundi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), décrivant la pire vague de déplacements depuis deux ans.
Entre le 11 et le 20 novembre, 40 965 personnes ont été déplacées dans la métropole de Port-au-Prince en raison de ces violences et certaines ont été obligées de fuir pour la deuxième, voire la troisième fois, a précisé l’agence onusienne.
Les violences sexuelles sur les femmes sont en train de se « généraliser » en Haïti, et l’accès aux soins se raréfie, sur fond de flambée des attaques des gangs armés sur la population civile, dénonce lundi Human Rights Watch.
Selon l’ONG, 4000 femmes, adultes et mineures, ont rapporté avoir subi des violences sexuelles entre janvier et octobre. Le nombre de cas dans lesquels les enfants sont victimes a augmenté de 1000 % par rapport à la même période en 2023, ajoute-t-elle, citant des chiffres de l’ONU.
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Haïti Les gangs s’adaptent face à la force multinationale, selon l’ONU

Soutenue par l’ONU et les États-Unis, la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) menée par le Kenya a commencé à se déployer cet été avec pour l’instant un peu plus de 400 hommes arrivés dans le pays des Caraïbes miné par les violences des gangs, l’instabilité politique et une grave crise humanitaire.
Haïti connaît « des niveaux records de violence des gangs », avec entre janvier en juin 2024, plus de 3600 homicides et plus de 1100 enlèvements recensés, constate dans son rapport annuel les experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Pour protéger leur territoire, les gangs « creusent des tranchées et érigent des barricades », « utilisent des éclaireurs et des drones pour suivre les mouvements de la police », « placent des bonbonnes de gaz et préparent des cocktails Molotov » et stockent armes et munitions qu’ils filment pour « intimider » les autorités.
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Support à la paroisse du Sacré-Cœur par la Natcom

Le dimanche 27 octobre 2024, la Natcom a distribué des kits alimentaires aux personnes abritées à la congrégation du Sacré-Cœur de Turgeau.
Après la liturgie dominicale, une équipe de la Natcom était sur les lieux en vue d’aider les familles au local de l’église du Sacré-cœur de Turgeau. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de la Natcom dénommé « Yon Jès Yon Souri » qui selon Josué Pierre-Paul, responsable de communication de la compagnie, est un moyen pour la Natcom d’apporter sa solidarité aux personnes vulnérables.
De nombreux kits alimentaires ont été distribués. Les bénéficiaires ont félicité la Natcom pour le soutien qu’elle leur apporte, précisément dans les moments difficiles. Ils l’ont encouragée à continuer sur la même lancée afin de permettre à beaucoup plus de personnes d’en profiter.
En effet, l’évènement aurait dû avoir lieu le dimanche 20 octobre 2024, cependant, l’insécurité a provoqué son report à la huitaine. Cette activité a été réalisée dans un contexte assez particulier avec l’occupation des zones stratégiques de la région métropolitaine par les bandits. Encore une fois, La Natcom s’est montrée ferme et fidèle à sa mission de rester toujours aux côtés de la population haïtienne dans les bons moments, comme dans les mauvais.
Requérant l’anonymat, des membres de l’assemblée du Sacré-Cœur ont indiqué que beaucoup de gens de la communauté sont en fait dans le besoin. Certains ont du mal à trouver le pain quotidien et d’aller à l’école. « Le support donné par la Natcom en faveur des personnes vivant dans la précarité à une grande valeur à leurs yeux. Ils espèrent que ce ne sera pas une dernière fois », déclarent-ils.
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Coupe des Caraïbes : Le Real Hope FA va-t-il se qualifier pour la finale ?

C’est bien ce jeudi que va se dérouler la 2e manche des demi-finales de la Coupe des caraïbes entre Cibao FC et le Real Hope FA à compter de 8 heures PM (heure haïtienne) au stade de Cibao. Un billet est en jeu pour la grande finale.
Le match aller a été très disputé entre les deux adversaires. Dans les derniers instants, le benjamin des clubs capois a sombré et est reparti avec une défaite en poche. Sur ce coup, il va chercher le billet en absence d’Huguens Michel expulsé lors du match précédent.
Pour passer ce cap, les coéquipiers de Johnson Jeudy auront beaucoup d’efforts à déployer. Une victoire par deux buts d’écart fera l’affaire du club capois. En face, les acteurs de Cibao vont livrer eux aussi une grande bataille sachant qu’au moins un nul fera leur affaire. Et c’est bien aux protégés d’Harry Louis de placer la barre haut pour dérouter le club dominicain.
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L’AMÉRIQUE LATINE ET LES CARAÏBES, LA SEULE RÉGION DU MONDE OÙ L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE DIMINUE

Cependant, Action contre la Faim avertit que, même si les progrès sont encourageants, des millions de personnes continuent de souffrir de la faim, en particulier les groupes les plus vulnérables, dans une publication basée sur ses propres données qui montre que l’aide humanitaire doit continuer pour pouvoir éradiquer la faim dans la région.
« Nous devons bien sûr nous réjouir du fait que l’insécurité alimentaire soit retombée aux niveaux d’avant la pandémie. Cependant, cette bonne nouvelle ne doit pas nous détourner de notre objectif, qui est d’éradiquer la faim dans la région », déclare Benedetta Lettera, coordinatrice des opérations d’Action contre la Faim pour l’Amérique latine et les Philippines. En 2023, 181 millions de personnes se trouveront en situation d’insécurité alimentaire (modérée ou grave) en Amérique latine et aux Caraïbes. Il est donc urgent de poursuivre les efforts visant à éradiquer la faim.
En Amérique centrale, l’insécurité alimentaire s’est aggravée dans les communautés touchées par une sécheresse prolongée et par les effets du phénomène climatique El Niño, qui ont réduit les réserves de céréales des petits agriculteurs et augmenté les prix dans ce que l’on appelle le Corredor Seco, qui comprend notamment le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua. Selon la Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), on estime qu’entre 2 et 2,5 millions de personnes au Guatemala et 1,9 million au Honduras seront en situation d’insécurité alimentaire entre juin et septembre 2024.
Les données du système de suivi et de prévision de la sécurité alimentaire d’Action contre la Faim (PREDISAN) indiquent qu’en Amérique centrale, 7 millions de personnes ont une consommation alimentaire inacceptable. En outre, 25 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population des quatre pays analysés, mettent en œuvre des stratégies d’adaptation, comme se tourner vers des aliments moins appréciés ou réduire la taille des portions, pour garantir une consommation alimentaire minimale.
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Promotion “Ou Se Milyonè” : La Natcom a remis le premier prix Millionnaire au gagnant

Le mercredi 16 octobre 2024, la National Telecom S.A. (Natcom) a remis un million de gourdes au premier gagnant du tirage millionnaire organisé dans le cadre de la promotion « Ou Se Milyonè ». Son nom est César Kendy.
En cette occasion, une cérémonie a été organisée au Cap-Haïtien, département du Nord. « La Natcom a décidé d’organiser l’événement dans la ville du Cap en vue de faciliter la participation du gagnant, qui est lui-même un habitant du Nord », a précisé Josué Pierre-Paul, responsable de communication de la compagnie.
La cérémonie a débuté vers 14 heures en présence des représentants du conseil d’administration de la Natcom, des représentants des autorités de l’Etat et des membres de la famille du Millionnaire. Pierrot Degaule, délégué départemental du Nord et Miano Mompremier, coordonnateur du CASEC de Bande du Nord, ont honoré l’événement par leur présence.
Prenant la parole au nom de la Natcom, Mr. Nguyen Ngoc Quynh, directeur régional a félicité les abonnés de la compagnie, principalement le gagnant du premier tirage millionnaire de la promotion « Ou se Milyonè », pour leur confiance. Il les a aussi remerciés de leur fidélité au service de portefeuille mobile, Natcash.
La promotion « Ou se Milyonè » est une initiative de la Natcom, permettant aux abonnés, plus précisément les utilisateurs du service Natcash, de gagner jusqu’à un million de gourdes. « Chaque semaine, dix abonnés recevront 10,000 gourdes chacun et cinquante autres obtiendront 5,000 gourdes. Le prix spécial hebdomadaire est estimé à 100,000 gourdes. Chaque mois, un client gagnera le gros lot qui est d’un million Gourdes. En décembre, il y aura 6 millionnaires en plus », a-t-il indiqué.
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La Martinique en guerre contre la vie chère

Cent quarante interpellations, 400 voitures carbonisées, des dizaines de barricades, 98 blessés, quatre morts… Malgré ses paysages paradisiaques, la Martinique vit une sorte d’enfer. Une mobilisation sociale, lancée début septembre, a dégénéré en émeutes, au point que le gouvernement français a dû imposer un couvre-feu de 21 h à 5 h du matin, et envoyer un contingent de CRS (police nationale) pour rétablir l’ordre, une première depuis 1959 pour ce département français d’outre-mer.
Aux sources de la colère : le coût exorbitant des denrées, notamment alimentaires, de 40 % supérieur en moyenne par rapport à la France métropolitaine, voire de plus de 200 % dans certains cas. « Avant, ma facture d’épicerie me coûtait 70 euros, maintenant c’est au moins 150 euros. Carrément le double ! », siffle Michèle Cidalise-Montaise, enseignante à la retraite, résidante de Diamant.
Mme Cidalise-Montaise nous invite à consulter le site Kiprix, pour comparer les écarts de prix entre les produits vendus en France et en Martinique. Le constat est troublant. Pain tranché de marque Épi d’or ? 1,45 euro à Paris, mais 11,45 euros à Fort-de-France. Shampooing Ultra-doux à la camomille ? 3,98 euros à Paris, 14,43 à Fort-de-France. Compote de pommes Andros ? 1,65 euro à Paris, 5,49 euros à Fort-de-France. La liste est longue.
Le fait que la Martinique importe 80 % de ses produits explique en partie cet écart de prix entre l’île et la métropole. La vie a toujours coûté plus cher sur l’île antillaise. Mais on dépasse cette fois les limites de l’acceptable. Alors que 27 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, la situation est devenue intenable pour la majorité des habitants.
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Un nouveau tout inclus de luxe à essayer dans les Caraïbes

Entre les îles de Sainte-Lucie et Grenade, l’île de Saint-Vincent, et ses sœurs voisines, les Grenadines, séduisent dès le premier regard par le hublot lors de l’approche finale. Petites maisons colorées, nombreux pics verdoyants, dont le volcan dormant La Soufrière, eaux couleur émeraude, nul doute, le paradis tropical existe et vous êtes sur le point de vous y poser. À Saint-Vincent, les routes sinueuses et la circulation dense ramènent à la réalité, mais pour une courte durée puisque le transfert vers l’hôtel ne dure que 45 minutes. Le dernier tournant mène au creux d’une vallée où se niche la propriété qui a ouvert ses portes au printemps 2024.
«Bienvenue à la maison», chantonne en chœur l’équipe d’accueil au sourire contagieux à l’arrivée au Sandals. Le soleil est sur le point de se coucher sur un ciel couleur feu. Serviette rafraîchissante (très nécessaire!), cocktail de bienvenue, l’inscription se fait en quelques minutes avant une visite des installations du complexe. Nul doute, la magie opère rapidement.
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De jeunes créateurs et artisans des Caraïbes apprennent la céramique et la verrerie en Italie avec le soutien de l’UNESCO et l’UE

Le programme Transcultura : Intégrer Cuba, les Caraïbes et l’Union européenne par la culture et la créativité, mis en œuvre par l’UNESCO et financé par l’Union européenne, a soutenu neuf créateurs et créatrices de bijoux et céramistes des Caraïbes dans le cadre d’une résidence d’artistes et d’une exposition à Caltagirone, un bien du patrimoine mondial situé en Sicile et connu pour ses céramiques traditionnelles.
Les jeunes créateurs et créatrices originaires du Belize, de Cuba, de la République dominicaine, de la Jamaïque et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont participé à trois ateliers différents en fonction de leur domaine de création : la verrerie, la peinture céramique et le moulage. Ces ateliers ont été dirigés par Francesca Bortolaso, Desirée Delfino et Salvatore Gurreri. Tout au long de la semaine, ces artisans expérimentés ont ouvert leurs ateliers aux créateurs caribéens, partageant leurs connaissances traditionnelles de la céramique et de la verrerie. Les nouvelles compétences acquises permettront aux artisans caribéens d’élargir leurs pratiques créatives et d’améliorer la compétitivité de leurs projets d’entreprise.
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Embargo américain Cuba chiffre l’impact économique à cinq milliards de dollars sur un an

Cuba a estimé jeudi à plus de cinq milliards de dollars l’impact sur un an de l’embargo américain sur l’économie de l’île, et plaidé pour un allégement des sanctions avant la fin du mandat du président Joe Biden d’ici la fin de l’année.
« La seule chose honnête, responsable et sérieuse que pourrait faire l’actuel occupant de la Maison-Blanche serait de modifier » les « politiques de blocus dont il a hérité, mais qu’il a appliquées de manière intensive » pendant sa présidence, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.
Le responsable faisait allusion lors d’une conférence de presse au renforcement des sanctions mises en œuvre par l’ancien président républicain Donald Trump (2017-2021), à peine allégées par son successeur démocrate Joe Biden, après la période de dégel initiée par Barack Obama (2009-2017).
Dans sa déclaration, le ministre a notamment dénoncé une nouvelle fois la réinscription « infâme » de son pays sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme aux derniers jours du mandat de Donald Trump, sanction qui entrave les flux financiers et les investissements en faveur de l’île.
Selon M. Rodriguez, « du 1er mars 2023 au 29 février de cette année, le blocus a causé des dommages et préjudices matériels à Cuba de l’ordre de 5,056 milliards de dollars ».
Ce chiffre représente une hausse de près de 190 millions de dollars par rapport à la même période précédente, a poursuivi le ministre. Il a ajouté que l’impact cumulé sur plus de six décennies atteignait quelque 164 milliards de dollars à prix courant, soit sans tenir compte de l’inflation notamment.